Etape 02: De Marnans à St Antoine-L’Abbaye

Dans les bois de Chambaran avant de découvrir une autre joyau du Moyen-âge

 

L’étape du jour est incontestablement une grande étape. Non seulement, on traverse des paysages reposants, des forêts magnifiques, des champs de galets dispersés sur les pentes, mais encore c’est un voyage initiatique à travers les courants religieux du Moyen-âge. Oserions-nous vous avouer que nous n’avions jamais entendu parler de St Antoine-L’Abbaye? Vous non plus, sans doute. Pourquoi l’Isère ne fait-elle pas plus de publicité pour les merveilles qui se cachent en ces lieux? Alors ici, nous allons rendre visite aux Bénédictins, aux Antonins et même aux Trappistes. Tout un programme, non?

Le Bas-Dauphiné est l’avant-pays alpin, où la molasse prédomine, quand elle est sous forme de rocs compacts. Mais, sur le chemin, vous n’en verrez guère, car ici ce sont les dépôts de l’Ère Quaternaire qui occupent de grandes surfaces et tapissent la plupart des vallons. Ceux-ci ont été déposés à la périphérie des langues glaciaires du Rhône et de l’Isère qui descendaient des massifs alpins. Les forêts, longues et nombreuses dans l’étape du jour, et souvent les sols pauvres, sont constitués le plus souvent de limon, de sable et d’un peu d’argile. L’humus est souvent lessivé.

La géographie reste toujours aussi simple. Aujourd’hui, nous partons des contreforts de la Bièvre à Marnans, pour gagner les hauts plateaux et forêts du Chambaran, et redescendre de l’autre côté sur la grande vallée de l’Isère (https://www.persee.fr/doc/geoca).

Les dénivelés du jour (+357 mètres/-440 mètres) sont très raisonnables. C’est une étape moyenne, où il y a cependant tout au long du parcours quelques pentes voisines de 15%, notamment dès le départ, puis dans la forêt de Gargamelle. C’est à nouveau un peu plus casse-pattes en redescendant du plateau de Chambaran vers St Antoine-L’Abbaye.

Dans l’étape du jour, les chemins sont à l’avantage, mais il y a des galets un peu partout:

Goudron: 7.5 km
Chemins: 12.3 km

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/marnans-auvergne-rhone-alpes-france-32806286

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant