Etape 05: De Roche-de-Glun au col de Pensoye/Cerisier

Ici, il ne faut pas se perdre en chemin

 

Le département de l’Ardèche doit son nom à la rivière qui le traverse. L’Ardèche, c’est l’ancienne province du Vivarais. Pour de nombreux touristes, l’Ardèche se résume à des villages de caractère perdus dans la garrigue, au milieu des buis, du thym et de la bruyère, près des magnifiques gorges de l’Ardèche. Tout cela c’est le Bas Vivarais, au sud du département. Ce n’est pas cette partie de l’Ardèche que nous visiterons. Nul ne peut nier qu’il existe une différence flagrante entre l’Ardèche du nord et celle du sud, dont la ligne de partage passe près du Gerbier du Jonc et du Mont Mezenc, les volcans ardéchois que nous verrons ces jours prochains se dessiner à l’horizon au-dessus des collines. Un GR, le GR420, parcourt ici tout le Haut Vivarais. Aujourd’hui, nous ne ferons que l’effleurer en fin d’étape.

Nous allons donc rester dans le Haut Vivarais, près des montagnes ardéchoises, dans des terres de silence et de solitude. C’est le pays des châtaigniers, même si ici, la production est en perte de vitesse, du fait de l’exode massif des paysans. Dans de nombreuses régions, les épicéas et les hêtres ont pris le dessus sur les châtaigniers, ou vont le faire avec le temps. C’est apparemment couru d’avance.

La Via Gebennensis/Adresca remonte alors progressivement de la plaine sur le haut plateau ardéchois. Aujourd’hui, l’étape se termine apparemment sur un cul-de-sac, près d’un col de moyenne altitude, sans grandes localités dans les alentours. Il faut parfois « faire avec », comme on dit. Mais, on peut tout de même y loger.

Les dénivelés du jour (+713 mètres/-232 mètres) sont importants, surtout en montée. Ils sont d’autant plus marqués qu’ils ne considèrent que la deuxième partie de l’étape, la première n’étant qu’une promenade de santé le long du Rhône. A partir de St Péray, la pente se fait assez rude et continue jusqu’à la fin de l’étape. Parfois, le parcours fait des pauses, même redescend un peu. La plupart du temps, la pente ne dépasse pas 15%, mais il existe de nombreux tronçons où la pente est encore plus prononcée.

Aujourd’hui, les parcours sont au détriment des chemins:

Goudron: 16.5 km
Chemins: 8.3 km

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-roche-de-glun-au-col-de-ponsoye-cerisier-par-la-via-gebennensis-adresca-32870312

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant