Etape 06: Du Col de Ponsoye à Chalencon

En “Ardèche Plein Cœur”

 

Le Haut Vivarais, en bordure du Massif Central, est une juxtaposition de petits plateaux d’altitude moyenne et de collines qui peuvent monter jusqu’à près de 800 mètres au-dessus de la mer. Comme la structure de base du Massif central est le granite, avec des coulées de basaltes volcaniques, on trouve ici surtout des granites, mais aussi des gneiss, produits de transition du granite. On ne verra ces jours prochains que poindre à l’horizon les volcans d’Ardèche qui se dessinent sur la ligne d’horizon qui va vers la Haute-Loire. Nous marchons ces jours, et pour dire aussi sur la grande partie de la Via Adresca en « Ardèche Plen Cœur », qui désigne la partie moyenne du département, qui n’est ni au nord, ni au sud. Nous en avons traversé une partie hier, car cette région s’étend de la Vallée du Rhône, à St Péray, jusque vers le Mont Mézenc, à la limite de la Haute Loire, à l’autre extrémité. C’est en fait une sorte de haut plateau, entaillé par des rivières profondes, au nord comme au sud, mais aussi souvent d’un plateau à l’autre.

Ici, les prairies, rarement les vergers, côtoient les pins, les hêtres, les chênes, et surtout les châtaigniers, passant souvent des reliefs les plus doux aux pentes très abruptes. Vous allez croiser des centaines de châtaigniers, certains plusieurs fois centenaires, plus majestueux les uns que les autres. Et dire que cette merveille a connu un déclin. Aujourd’hui, on prétend qu’on est reparti comme au bon vieux temps où l’arbre recouvrait tout le pays. Du moins, la Châtaigne ardéchoise est maintenant devenue une AOC. Longue vie aux castanéiculteurs!

Aujourd’hui, la Via Gebennensis/Adresca, le chemin de Compostelle se confond avec le GR42/420. Dès lors, vous pouvez à l’aise aujourd’hui vous fier aux marques rouge et blanc des GR ou alors à la coquille de Compostelle. Mais juste un conseil : suivez toujours putôt les coquilles car de jour en jour, ici les chemins divergent souvent. Vous achèverez la journée dans un havre de bonheur, le village de Chalencon, perché sur la colline, où règne la paix, où il fait bon respirer les vielles pierres dans l’ombre des venelles tortueuses.

Les dénivelés (+610 mètres/-530 mètres) sont assez conséquents pour une étape de 20 kilomètres. C’est encore une étape casse-pattes, comme généralement dans le Vivarais, mais cela fait partie des plaisirs de la marche dans ces régions. Il y d’abord une montée continue jusqu’à l’Herbasse, puis une longue descente dans la forêt vers Savinas. De là, il faut descendre au fond du vallon pour remonter à Vernoux-en-Vivarais, le gros bourg de la région localisé sur un plateau. Puis, ce sont à nouveau les montagnes russes pour grimper jusqu’à Chalencon, perché sur la colline.

Aujourd’hui l’avantage est aux chemins sur les routes:

Goudron: 7.3 km
Chemins: 12.9 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/foriel-auvergne-rhone-alpes-france-32920711

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant