Etape 07: De Chalencon à Nonières

D’un vallon à l’autre dans le Haut Vivarais

 

Il y a maintenant bien longtemps un petit train circulait dans le Haut Vivarais et la Haute-Loire, permettant de relier la vallée du Rhône au Puy-en-Velay. A la fin du XIXème siècle, on mit en place progressivement, sur un terrain difficile, une ligne étroite où circulait un train à vapeur, entre tunnels et viaducs pour désenclaver la région. Ce petit train connut un grand succès pour les voyageurs, mais aussi pour le transport des bois, des châtaignes et des produits textiles, un des fleurons de la région. Puis arriva l’essor de la route, signe de la mort des petits trains. En 1968, une décision ministérielle mit fin à l’exploitation de la ligne. Les rails furent enlevés dans les années 70. De cette histoire, ne demeure aujourd’hui qu’une voie, appelée « Dolce Via, la Voie Douce ». Ce chemin, fort utilisé par les randonneurs et les cyclistes sillonne toute la région, et passe notamment à Nonières. Mais ce n’est pas cette douce voie qu’emprunte le Chemin de Compostelle. Ce dernier utilise une voie moins douce, plus raide.

La Via Gebennensis/Adresca suit son propre chemin, qui entre souvent en compétition avec une voie encore plus pentue, qui est le GR420 qui va aussi de Chalencon à Nonières.  Ce dernier est un peu plus long que la Via Adresca et présente surtout des dénivelés plus marqués.  Mais, si vous aimez l’exercice vous pouvez aussi suivre ce chemin jusqu’à Nonières. Pour notre part, nous resterons sur la Via Adresca, le Chemin de Compostelle.

Il est tout à fait possible d’aller jusqu’à St Agrève en un jour, mais alors c’est plus de 1000 mètres de dénivelé positif.  Aussi avons-nous décidé de couper la poire en deux et de faire halte à Nonières.

Ainsi, sur ce parcours réduit, les dénivelés (+397 mètres/-438 mètres) sont fort raisonnables. Le chemin mont sèchement au-dessus de Chalencon dans l’oppidum romain, puis se tasse en gagnant le Col de Ceyssouan. Du col, c’est une descente sans problème vers un vallon au-dessous de St Julien-Labrousse. Du vallon, il faut remonter de manière assez régulière jusqu’au sommet de la forêt dominant Nonières. La descente ne pose pas de problème, surtout si on suit la route.

Dans cette étape, vous marcherez un peu plus sur les routes goudronnées que sur les chemins:

Goudron: 7.9 km
Chemins: 6.0 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-chalencon-aux-nonieres-sur-la-via-gebennensis-adresca-32958489

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant