Etape 08: De Nonières à St Agrève

St Agrève, dit “Le balcon des Cévennes”

 

Aujourd’hui, c’est une très longue montée, le plus souvent en forêt, sur le grand plateau de St Agrève, s’élevant à plus de 1 000 mètres d’altitude, un plateau rural de moyenne montagne, avec aussi des collines. Là-haut ne poussent que rarement les châtaigniers, et au milieu des hêtres et des épicéas paissent les vaches, les chevaux et les moutons, à la limite des clairières des forêts et les prés. Ici, l’hiver est assez rude, dit-on, quand souffle la “burle“, un vent froid. Le plateau de Saint-Agrève est un socle de granite qui a été soulevé et érodé avec les siècles. Il appartient au Massif Central, comme son partenaire proche, le Velay. Toute cette région est faite de granit, mais aussi de roches dérivées, transformées, telles que les gneiss ou les schistes. Et comme Héphaïstos a aussi joué aux billes ici, on y voit aussi des basaltes magmatiques. En face de St Agrève, à l’horizon se dessine la montagne ardéchoise, pays de petits lacs et de volcans éteints, faisant limite avec la Haute-Loire. On appelle ces structures en mamelons des “sucs“ (voir étape 1 de la Via Podiensis ; du Puy-en-Velay à St Privat d’Allier) .Le Gerbier de Jonc, où se trouve la source de la Loire, vous le verrez poindre sur la ligne d’horizon tout au long de l’étape. L’autre célébrité de la région est le Mont Mézenc. Nous ne passerons pas dans ces régions sur le chemin, mais de nombreux randonneurs y vont, d’autant plus que ces merveilles de la nature sont atteignables en voiture.

Aujourd’hui, on se rapproche progressivement de l’extrémité de l’Ardèche, à St Agrève, appelé aussi “balcon des Cévennes“, car les montagnes ardéchoises à l’horizon sont en fait la barrière des Cévennes, en arrière de la crête, au sud. Mais pour aller se dorer au balcon, disons-le franchement, la montée est parfois assez pénible.

Ici, encore la Via Gebennensis/Adresca entre en compétition avec le GR420. Ce dernier se sépare de la Via Adresca dès le départ, rejoint Le Chelylard sur l’Eyrieux, Là, il part à la visite de la Montagne Ardéchoise. Mais une variante, le GR420A remonte vers St Agrève. Si vous aimez l’exercice vous pouvez aussi suivre ce chemin jusqu’à St Agrève, un chemin nettement plus long et plus casse-pattes. Pour notre part, nous resterons sur la Via Adresca.

Mais, soyons franc, le nôtre est déjà suffisamment casse-pattes. Les dénivelés (+677 mètres/-316 mètres) sont très prononcés pour une étape si brève. La montée au-dessus des Nonières est très sévère jusqu’à rejoindre la forêt de St Lager, où le chemin prend un peu de repos. Succèdent alors des montagnes russes dans les bois, puis une montée continue vers le Pouzat. Sur tout ce parcours, les pentes souvent dépassent les 10-15%. A partir du Pouzat, c’est presque les vacances sur l’approche du plateau de St Agrève. Enfin, les vacances, c’est une manière de dire, car les pentes sévères apparaissent parfois, autant en montée qu’en descente.

Dans cette étape, vous marcherez autant sur les routes goudronnées que sur les chemins:

Goudron: 8.2 km
Chemins: 9.0 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous INFO).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/des-nonieres-a-st-agreve-par-la-via-gebennensis-adresca-32985268

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant