Etape 11: De Bigorre au Puy-en-Velay

En route pour ce que de nombreux pèlerins considèrent comme le “vrai“ départ du Chemin de Compostelle

 

Quand on est néophyte sur le Chemin de Compostelle, arriver au Puy-en-Velay, c’est un peu comme se trouver à la Mecque pour un musulman. La lecture des guides ou maintenant d’Internet en font régulièrement une montagne de cette ville. Et puis, il y a le cérémonial du départ à la cathédrale. Et pourtant les pèlerins du Moyen-âge n’arrivaient pas ici par train. Ils y passaient sans doute, mais pas tous. Il y avait d’autres voies.

On passe progressivement des monts d’Ardèche et de Haute- Loire dans le domaine des Monts du Dévès. La Loire est l’axe central de tout ce dispositif.

 

Aujourd’hui, le chemin est une longue descente sur Le Puy-en-Velay, en empruntant une gorge profonde. Le chemin ne passe pas, comme la Via Gebennensis voisine, près des petits “sucs“ volcaniques du Velay. Elle se contente de petites « gardes » plus raisonnables, mais qui ont tout de même une structure arrondie de petits volcans. Lorsque la Via Adresca arrive dans la plaine, elle rejoint la Via Gebennensis près de St Germain-Laprade. Ainsi, tous les pèlerins des pays de l’Est, les allemands, les autrichiens et les suisses, et parfois quelques français, se retrouveront ensemble pour gagner la cité et se recueillir sur le rocher de St Michel Aiguilhe ou sur le Mont Anis près de Notre-Dame du Puy.

Les dénivelés (+ 234 mètres/-758 mètres) sont marqués surtout en descente. La difficulté du jour est la gorge de la Gagne. La descente est “terrible“ sur des fortes pentes, souvent très caillouteuses. Depuis la rivière, il faut remonter de l’autre côté du vallon. Mais c’est du goudron, et la pente est un peu moins sévère. A partir de là, il n’y a plus de gros problèmes. C’est une longue descente vers la plaine, avec quelques montagnes russes, pour le plaisir, avant de se balader le long de la Loire et de la Borne jusqu’à la ville.

Les parcours du jour sont à l’avantage des chemins, même si on a compté tout le parcours, à l’arrivée, le long des rivières, comme des chemins. Cependant, il y a aussi des passages sur du goudron, mais ce ne sont pas des routes:

Goudron: 9.3 km
Chemins: 15.4 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-bigorre-a-aiguilhe-puy-en-velay-par-la-via-gebennensis-adresca-33259430

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

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Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant