Etape 04: De Culoz à Yenne

Entre Rhône et beaux vignobles de Savoie

 

Les pèlerins empruntent le Chemin de Compostelle tout au long de l’année, certains même en hiver. Chaque saison a son charme particulier. Aussi, suivons maintenant quelques étapes en automne, lorsque le brouillard matinal parfois enveloppe la plaine, que la luminosité est automnale ou que les chemins sont jonchés de feuilles ou de coques de châtaignes.

L’étape du jour débute par une longue promenade le long du Rhône, parfois dans la lande pour gagner Chanaz, charmant village, dit aussi la Petite Venise savoyarde, car c’est d’ici que s’en va le très beau canal de Savières vers le lac du Bourget. Ce sera alors une longue transition sous le flanc de la montagne pour rejoindre le coeur du beau vignoble de Savoie, où poussent des cépages inconnus pour beaucoup d’amateurs de vins, dont l’altesse, le marchestel ou la mondeuse, mais qui ne manquent pas d’originalité et de saveur. L’automne est aussi une saison extraordinaire pour passer dans les vignes, quand les teintes virent sur l’or. Vous aurez toujours devant vous à l’horizon les mâchoires de la Dent du Chat, dominant le lac du Bourget de l’autre côté de la montagne. Voici une étrange histoire. Jadis, un pêcheur vivait de sa pêche sur les bords du Lac du Bourget. Un jour, aucun poisson ne vint mordre à sa ligne. Le malheureux implora le ciel et jura de remettre à l’eau le premier poisson pêché en guise de remerciement. Le miracle eut lieu. Mais le poisson était si gros que le pêcheur oublia sa promesse, et ne remit pas le poisson à l’eau. Il en fit de même pour le deuxième poisson. Au troisième poisson, ce fut un chat noir qu’il trouva au bout de sa ligne.

Vous ne verrez pas, hélas, le lac du Bourget, de l’autre côté de la montagne, et vous finirez l’étape à Yenne, le long du Rhône, dans un cul-de-sac, sous la Dent du Chat.

Les dénivelés (+433 mètres/-441 mètres) sont fort raisonnables. C’est plat jusqu’à Chanaz et la montée vers les vignes n’est pas pénible, si ce n’est un talus abrupt, mais court, à la sortie de Chanaz. Les pentes sont assez prononcées dans le vignoble, autant en descente qu’en montée, mais ne dépassent guère les 15% d’inclinaison, sauf lors de la rude montée sur Jongieux-le-Haut. En fait, le passage le plus pénible de l’étape est la descente vertigineuse et casse-pattes depuis la colline de St Romain sur la plaine du Rhône en fin d’étape.

Dans cette étape, les passages sur chemins sont un peu plus nombreux que ceux sur route, mais pas de beaucoup:

Goudron: 10.7 km
Chemins: 13.8 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/culoz-auvergne-rhone-alpes-france-34059011

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

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