Etape 01: De Genève au Col du Mont-Sion

De la Suisse à la France sous le Mont Salève

 

Sur le Chemin de Compostelle français, la traversée des grandes villes n’est pas monnaie courante. Il n’y en a pas, c’est simple. La Suisse, c’est différent. C’est un si petit pays, qu’il est difficile de trouver des endroits de passage pour éviter les villes. Et à Genève, c’est encore pire. Genève est une sorte de grand cul-de-sac, coincé entre le Léman et la montagne du Salève. Il faudra donc traverser tout Genève, Carouge en particulier pour sortir de Suisse. Mais, à Genève, il n’y a pas que des banques. La vielle ville est restreinte, mais charmante. Carouge est un joli bourg.

Une fois hors de la ville, la frontière franco-suisse est toute proche. Pour le reste, le chemin est une longue randonnée dans la campagne, sous les contreforts du Salève, qui surplombe Genève. Vous vous apercevrez rapidement comment on passe de la ville à la campagne, même si autour de Genève, des villages satellites se sont développés.

Le cap des 100’000 personnes étrangères titulaires d’un permis frontalier a été dépassé pour la première fois dans le canton de Genève en juillet 2016, selon l’Office cantonal de la statistique. La plupart de ces personnes vivent en Haute-Savoie (74%), les autres dans les départements voisins. Alors, dans les villages que nous traverserons, la majorité des gens, qu’ils soient français,  ou suisses résidant en Haute Savoie, travaillent à Genève.

Les dénivelés (+567 mètres/-163 mètres) ne sont pas si importants globalement, si on considère que l’on va jusqu’à un col. Mais, c’est un col de basse altitude. Jusqu’à la frontière franco-suisse, après Compesières, c’est une balade à plat ou en légère montée. Mais, dès la frontière, le chemin monte et montera, presque sans discontinuer jusqu’au col du Mont Sion. Sur tout le trajet, les pentes ne dépasseront pas les 15% d’inclinaison. Mais, rassurez-vous,  il y a tout de même quelques belles rampes à passer, mais elles sont généralement brèves, surtout du côté de Verrières.

Pour ceux qui détestent les villes, il y a toujours moyen de prendre le tram 18 à la gare de Cornavin. Ce tram va jusqu’à la  place du Rondeau, à la sortie de Carouge, là où passe aussi la Via Jacobi.

Dans cette étape, une grande partie du trajet se passe sur des routes goudronnées. Que voulez-vous ? Nous marchons près d’une grande ville, et en ville:

Goudron: 15.3 km
Chemins: 7.9 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-geneve-gare-au-col-du-mont-sion-par-la-via-gebennensis-33318901

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant