Etape 06: De St Genix-sur-Guiers au Lac Paladru

La monotonie des collines de l’Isère

 

Pour plusieurs jours, nous allons traverser l‘Isère. Hélas, ce n’est pas la plus belle partie du département, celle des montagnes, de la Chartreuse et des Ecrins. Nous visiterons plutôt les petites collines au-dessus des larges plaines, cette immense plaine qui va de Grenoble à Lyon.

Dès lors, la première partie de l’étape jusqu’aux Abrets va se dérouler dans une campagne assez monotone. La seconde partie, heureusement, est un peu plus variée, avec de plus nombreux sous-bois. Nous sommes dans le Dauphiné, région partagée par l’Isère, la Drôme et les Hauts Alpes. Dans ces régions, parmi des maisons sans grand caractère, on voit ici souvent des maisons, surtout des fermes, construites en pisé, de la terre crue parfois recouverte d’enduit à la chaux. Et puis, cerise sur le gâteau, vous allez rencontrer plusieurs dizaines de chiens, voire plus, la plupart furieux derrière les grillages des maisons ou attachés à la chaîne dans les fermes. On ne laisse en liberté que les vieux chiens inoffensifs, Heureusement, car les crocs des autres sont souvent superbes ! Cela donne un concert ininterrompu de ces chiens tout au long du parcours.

Pour vous réconcilier avec une longue et monotone étape, gagnez plutôt le Lac Paladru que le village du Pin en fin de parcours. Vous pourrez alors goûter au charme des eaux turquoise d’un lac glaciaire. Comprenez, ce n’est pas une attaque contre l’Isère. Mais il est parfois des étapes sur le chemin qui sont moins intéressantes que d’autres. Toute la France n’est pas exceptionnelle. Loin de là !

Les dénivelés aujourd’hui (+752 mètres/-456 mètres) sont assez importants, même plus marqués que hier avec le passage d’un col. Mais l‘étape est plus longue, avec près de 30 kilomètres, à moins qu’on ne s’arrête avant. On monte très progressivement, avec de nombreux plateaux intermédiaires. La plupart du temps, les montées sont faciles, si ce n’est la difficile montée de Riboulet et quelques courtes rampes par ci par là. Une fois au sommet des collines, la pente se fait sévère pour redescendre sur Le Pin ou sur le Lac de Paladru.

Dans cette étape, le GR65 oscille toute la journée ente courts passages sur route ou sur chemins. Ils sont équivalents:

Goudron: 15.0 km
Chemins: 14.9 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-st-genix-sur-guiers-au-pin-lac-paladru-par-la-via-gebennensis-34124887

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant