Etape 05: De Yenne à St-Genix-sur-Guiers

Des belvédères incroyables sur le Rhône

 

Aujourd’hui, dans l’arrière automne, le brouillard enveloppe la vallée du Rhône. L’étape du jour est une très belle étape, sans doute la plus belle de La via Gebennensis, par beau temps, dans la grande forêt de Recoba au-dessus de la vallée du Rhône, sur une petite montagne qui sépare le cul-de-sac de Yenne et la plaine du Rhône. Au sommet de la montagne passe le petit col du Mont Tournier, dont on ne peut dire que c’est vraiment une voie de passage très fréquentée, sur une route étroite qui se tortille. Une grande partie de l’étape, du moins la première partie, se passe essentiellement dans la forêt, avec des belvédères magiques, où on voit en dessous les méandres du Rhône dans la plaine. Evidemment, il faudrait passer ici par un jour de beau temps, sinon vous perdrez tout de la magie de cette étape. Hélas, le pèlerin n’a pas toujours le choix !

Mais encore ne faut-il pas se tromper au départ de Yenne, car il y a deux chemins qui passent au Mont Tournier. Ne prenez pas la variante qui part du milieu du village. Prenez le GR65, qui part à la sortie du village, vers le cimetière. Attention! Prenez des provisions avec vous. Il n’y a aucune épicerie ni bistrot sur le chemin, seulement quelques points d’eau.

Evidemment, quand on passe un col, les dénivelés augmentent. Ici les dénivelés (+992 mètres/-987 mètres) montrent une équivalence entre montée et descente. On part du bord du Rhône et on arrive à deux pas du Rhône. Mais, entre deux, il y a le col. Le chemin ne va pas (mais presque) jusqu’au sommet du Mont Tournier, qui n’est pas, à dire vrai, une vraie montagne, mais plutôt une grosse colline arrondie. Vous aurez sans doute le sentiment de n’avoir jamais affronté une montée sévère, à cause des replats, des redescentes même. Pourtant, nous partons tout de même de 230 mètres d’altitude pour monter jusqu’à 850 mètres. Mais sur un long trajet de plus de 12 kilomètres, l’effet se dilue.

La descente est parfois casse-pattes, mais très supportable. Il y a quelques replats pour se refaire ses articulations et ses genoux. Mais pour corser un peu la fin de l’étape, le chemin remonte sèchement sur la colline peu avant la fin de l’étape.

Dans cette étape, une grande partie du trajet se passe sur des chemins en forêt. C’est une des rares étapes du Chemin de Compostelle où le goudron se fait discret:

Goudron: 6.9 km
Chemins: 17.5 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-yenne-a-st-genix-sur-guiers-par-la-via-gebennensis-34098402

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant