Section 1: Sur les premiers lacets du col vers le Belvédère Pierre Châtel.

Aperçu général des difficultés du parcours: paradoxalement, sur cette longue montée vers le col, vous n’aurez pas toujours le sentiment d’une pente importante. Il y a pourtant certains passages à nettement plus de 15%. Il n’est qu’à considérer le profil du tronçon pour se faire une idée de la difficulté proposée.

Du centre de Yenne, il faut traverser le village en allant vers le Rhône, jusqu’au rond-point où se jette  le ruisseau du Flon.

Là, un pont enjambe le Rhône, avec tout à côté le cimetière. Avec le brouillard aujourd’hui, il faut presque deviner la route.

La route longe le cimetière et après un virage se transforme en chemin, que l’on va suivre plus de 10 kilomètres.

Rapidement, le GR65 atteint la chapelle de Notre Dame de la Montagne, emprisonnée dans le brouillard, avec sa statue encastrée dans le rocher. La Vierge protectrice de Yenne et du fleuve a été érigée en 1860.

A partir d’ici, et pour la plus grande partie de la montée, le calcaire va affleurer à de très nombreux endroits sur un chemin, le plus souvent étroit. Le chemin ici est très particulier. Parfois la pente est rude mais brève. Souvent, il y a des replats, et même des descentes.

 

 

 

 

 

 

 

Apparaît alors le premier belvédère: celui de la tombe de Pierre Boisson. Enfant du pays, né en 1819, dentiste fortuné mais franc maçon, il voulait se faire enterrer au cimetière de Yenne auprès de la Madone de la Montagne, mais on refusa sa demande. Alors, il construisit son propre tombeau de l’autre côté de la vallée. Aujourd’hui, on ne verra que du brouillard, le tombeau se trouvant de l’autre côté du fleuve.

Un peu plus haut, sur les rochers, entre lande et forêt, le chemin passe au lieudit La Prison. Mais la prison aujourd’hui, ce n’est que le brouillard. Nous avons déjà gagné plus de 100 mètres d’altitude depuis Yenne en une demi-heure de marche.

Puis, le chemin continue à prendre de l’altitude, en pente raisonnable…

… avant que l’inclinaison se fasse plus marquée pour un court tronçon. Les pierres abondent sur le chemin. Bien sûr, les moraines ont charrié du matériel ici lors des glaciations de l’Ère Quaternaire.

Ici, nous passons dans un paysage qui est plus un mélange de lande et de broussailles que de la véritable la forêt. Nous sommes très près de la falaise, mais on ne la voit jamais. Pour notre bonheur du jour, on sent que le brouillard ne va pas tarder à se dissiper.

Aujourd’hui, le soleil pointe son nez, lorsque nous arrivons au belvédère de Pierre Châtel. Tout promeneur adore ce temps béni où le soleil joue avec le brouillard. Depuis La Prison, nous sommes passés de 345 mètres à 480 mètres d’altitude.

La forteresse de Pierre Châtel, de l’autre côté du Rhône, fut la résidence secondaire préférée des comtes de Savoie.  Erigée d’abord en couvent à la fin du XIVème siècle, les chartreux furent longtemps les gardiens de la Savoie. Elle fut assiégée par les Autrichiens en 1814, du temps de Napoléon, puis perdit son rôle stratégique lorsque la Savoie fut rattachée à la France en 1860.

C’est encore plus fantasmagorique avec le brouillard, et on va jusqu’à imaginer des ennemis escaladant la muraille.

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