Etape 07: Du Lac Paladru à La-Côte-St André

Chez les chartreux avant d’aller donner son bonjour à la Symphonie fantastique

 

Aujourd’hui, depuis le Lac Paladru, nous traversons une petite chaîne de collines pour gagner la grande plaine de la Bièvre-Valloire. Nous sommes dans le Bas-Dauphiné, qui recouvre toute l’Isère où il n’y a pas de massifs de basse ou de haute altitude. Cette vaste région recouvre une bonne moitié du département, et est composée essentiellement de collines de basse ou moyenne altitude et des longues vallées et plaines, dont celles du Rhône, de Bièvre, de Valloire et de la Bourbre.

Ici, nous sommes dans les Terres Froides et nous allons rejoindre la large vallée de la Bièvre-Valloire. Si, par la suite, vous décidez de suivre la Via Adresca, la variante de Gillonay, vous allez passer sur l’autre versant des collines, celles du Chambaran.  La différence majeure entre ces collines est que, sur les Terres Froides, les galets de l’Ère Quaternaire sont nettement moins présents que sur le Chambaran.

Dès que vous aurez atteint la grande plaine de Bièvre-Valloire, vous arrivez dans un autre pays façonné par les accidents géologiques qui ont caractérisé la région au cours de l’époque glaciaire. Les conflits ont été incessants entre le glacier du Rhône et le glacier de l’Isère qui ont charrié ici des tonnes d’alluvions et de cailloux. Parfois les chemins sont de véritables pierriers. Vous quitterez rapidement la plaine pour vous balader sur les moraines au-dessus de la plaine. Enfin, balade, peut-être que le mot n’est pas juste. Cette longue traversée sur les contreforts de la plaine n’est pas vraiment enthousiasmante. Mais, chacun peut aussi avoir un autre point de vue, bien sûr.

Les dénivelés aujourd’hui (+482 mètres/-596 mètres) sont très raisonnables pour une étape de près de 28 km. Il y a cependant quelques difficultés, dont la montée vers Les Allex, si vous avez passé la nuit au Lac Paladru, puis celle vers la Sylve bénite, mais surtout l’ascension pénible de la Ferme du Crêt après Quétan. Et que dire de cette pénible descente sur les galets de la Bièvre vers le Grand Lemps, une des descentes les plus pénibles du Chemin de Compostelle, surtout par temps pluvieux? Une fois arrivé en Bièvre, les difficultés disparaissent, sauf quelques courtes exceptions.

Dans cette étape, les trajets sur routes dépassent nettement les passages sur chemins:

Goudron: 17.0 km
Chemins: 10.70 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-le-pin-lac-paladru-a-la-cote-st-andre-par-la-via-gebennensis-34136413

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant