Etape 08: De La-Côte St André à Revel-Tourdan

Sur les galets et les “feytaz“ de la Bièvre-Valloire

 

La Bièvre-Valloire est une très large vallée ouverte, jouxtant la vallée de l’Isère jusqu’à rejoindre le Rhône. A la Côte St André, nous sommes à peu près à mi-chemin de cette vallée qui va de Grenoble à Vienne, au bord du Rhône. Grosso modo, à l’est, c’est la Bièvre, à l’ouest la Valloire. Cette grande vallée à fond plat parle pour une origine glaciaire, ce que corrobore la présence nombreuse de dépôts morainiques.

Il est hors de propos de donner une idée détaillée de la géologie de cette région et des conditions qui en ont façonné la représentation actuelle. Vraisemblablement, toute remonte ici aux dernières époques glaciaires. Des périodes de glaciations et de dégel ont eut lieu tout au long de l’histoire de la terre. Les plus connues sont les dernières, qui ont eu lieu à l’époque dite quartenaire. C’est alors que vit l’homme de Neandertal, qui apparaît 430’000 ans avant nous et disparaît vers 35’000 ans avant notre ère.

Ici, à ces périodes, les glaciers du Rhône et le glacier de l’Isère confluaient sans doute (http://www.geoglaciaire.net).

Ce décor, on l’a déjà connu la veille depuis que le chemin est passé au Grand Lemps. L’étape du jour se déroule peu au-dessus de la grande auge de la Bièvre, large de plus de 6 kilomètres, sur les collines morainiques latérales formées par les glaciers qui ont progressivement laminé et rongé la plaine de la Bièvre.
 La plaine est ainsi limitée par deux lignes de collines relativement symétriques, constituées par des moraines d’origine fluvio-glaciaire. La Bièvre vient du mot “castor, bever en anglais“. Est-ce que les castors pullulaient ici, après la fonte des glaciers, dans les amas de petits ruisseaux, de rivières et de cailloux charriés auparavant par les glaciers? La plaine et les collines sont par conséquent le fruit du travail de ce bulldozer, de ce véritable rouleau compresseur que l’on appelle glaciation et dégel, qui a laminé, poncé ces milliards de cailloux et de galets qui truffent le sol. Une moraine se forme à la surface, sur les côtés et à l’avant d’un glacier. Elle est faite d’une diversité  de blocs de roches de différentes dimensions qui proviennent des versants et du fond de la vallée glaciaire. Les  glaciers ont surtout charrié des calcaires et des grès. Quand la glace a fondu, les cailloux sont restés. Vous vous en êtes rendu compte l’étape précédente, et ici cela ne va pas baisser.

Le sol de la région évoque souvent le spectacle d’une grande nécropole de cailloux roulés. Souvent aussi, les alluvions sont recouverts d’une gangue plutôt limoneuse, fauve et rougeâtre.  Quoiqu’il en soit, les sols sont faits d’un grand mélange de matériaux d’origine alpine. Les terrasses sont les cimetières des roches étrangères charriées par les glaciers. Elles abritent toute la panoplie des gneiss, des schistes, des grès, et bien entendu tous les calcaires. Alors, la nature transforme tout ce matériel, donnant des nappes de graviers, mais aussi des plages de sable et beaucoup d’argile, dont on s’est servi pendant des siècles pour faire le pisé des maisons du Dauphiné. Evidemment, si la terre végétale recouvre ces structures, le sol est bon pour la culture. Sinon, c’est la pauvreté absolue. Quand les moraines dominent, le sol est avant tout gluant, gras, argileux et profond, de nature souvent imperméable.

Aujourd’hui, l’étape est courte, et se dirige plein ouest.

Les dénivelés (+241 m/-210 m) sont insignifiants. En fait, il n’y a que la montée à Pommier-de-Beaurepaire qui vous coûtera un peu d’énergie.

Aujourd’hui, on marchera sur le goudron et sur les chemins, à part égale:

Goudron: 10.9 km
Chemins: 11.0 km

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins.

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple ? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai ? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres ! Alors comment procéder ? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élmentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait « en vrai » le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les logements sur le parcours sont signalés dans donner de détails. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours. Les parcours ont été dessinés sur la plateforme « Wikilocs ». Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-la-cote-st-andre-a-revel-tourdan-par-la-via-gebennensis-34274954

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant