Section 1: Il faudra passer le col du Banchet

Aperçu général des difficultés du parcours: pentes difficiles pour sortir de St Julien-Molin-Molette; puis après le replat du Col du Banchet, la descente est parfois pénible sur les cailloux.

Le GR65 quitte St Julien-Molin-Molette par la montée du Calvaire. Pour un départ, c’est pénible, raide, à plus de 15% de pente.

La route longe alors le mur du Calvaire. Le Calvaire est constitué de trois grottes artificielles et renferme les quatorze stations d’un Chemin de croix, disposées en arc de cercle autour de la grotte principale. On y trouve aussi les mystères du Rosaire accrochés au mur d’enceinte, ainsi qu’un grand nombre de statues sur la pelouse. Ce calvaire, très mystérieux il faut le dire, a été élaboré au cours du siècle dernier.

Le GR65 quitte alors les petits anges au sommet du Calvaire et s’en va rapidement dans la nature.

Le chemin, parfois rocailleux, monte sèchement dans les prés, qui ressemblent plutôt ici à la steppe. A notre passage, pas un animal dans ces espaces vides, avec parfois par ci par là un érable ou un frêne qui n’arrivent pas à dissimuler une pente à plus de 15%.

On le dira ainsi. Ce n’est pas le charme qui baigne cette colline, le long des ronces et des églantiers. Plus haut, le paysage s’ouvre un peu, paraît moins rébarbatif. Cependant, la pente diminue mais demeure néanmoins entre 10% et 15%.

Mais, ce n’est qu’illusion, car les ronces le long du chemin se font à nouveau très présentes.

Dans ces prés sans âme, une petite maison donne une petite touche au bord du chemin. Et le chemin monte encore un peu.

Puis, on aperçoit à l’horizon le sommet de la colline. De nombreux pèlerins seront heureux d’y arriver. Les pèlerins n’ont pas toujours droit à l’exceptionnel. Il y a aussi des paysages où la banalité est la règle. Mais, quand l’espace est vide et que rien ne s’y passe, c’est encore plus long, et encore plus quand la pente est présente.

Le chemin s’en va alors à plat vers les quelques maisons du hameau de la Balme.

Tout près, il passe au village de Lampony.

Au village, la fontaine est belle, mais l’eau n’y coule guère. C’est presque devenu une habitude dans la région.

Une petite route descend du village, passe le ruisseau de Troncon, une route bientôt remplacée par un chemin de terre. Ici, des châtaigniers, sans doute multi-centenaires, font la concurrence aux frênes sur le bord du chemin. La région n’est pourtant pas une région riche en de tels arbres, comme l’Ardèche voisine. Plus les châtaigniers montent en âge, plus leur majesté s’amplifie.

Puis, les arbres disparaissent et les cailloux s’amoncellent sur le chemin, qui va rejoindre la D503, la départementale qui transite dans la vallée et se dirige vers Bourg-Argental.

Nous sommes maintenant au col du Banchet, à 678 mètres d’altitude.

Le regard plonge alors sur Bourg-Argental, de l’autre côté du col, encaissé au fond d’un vallon couvert de denses forêts.

Ici, il faut compter deux kilomètres de descente pour rejoindre le bas du vallon, sur des pentes entre 10% et 15%, sur un chemin souvent fort rocailleux. Ce sont parfois presque des pierriers, de petits galets de granite compact, lissés par les siècles.

La végétation est mixte dans cette forêt. La plupart des feuillus y sont présents, des érables, des chênes, des charmes et des frênes. Seuls les châtaigniers font défaut.

Et sur le bas de la forêt, les conifères prennent le dessus sur les feuillus et rivalisent d’élégance avec des épicéas, des pins, et même de grands sapins pectinés, que l’on ne rencontre que rarement sur le Chemin de Compostelle.

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