Etape 13: De Tence à Queyrières

En route pour les “sucs” du Meygal

 

Aujourd’hui, le parcours est un voyage au milieu des “sucs”, ces étranges dômes volcaniques éteints depuis fort longtemps, uniques en Europe. Avec leur forme en pain de sucre, ils jaillissent de terre au milieu des grands espaces.

Vers la fin de l’ère tertiaire. Il y plus de 10 millions d’années, quand Héphaïstos (Vulcain à Rome), qui régnait dans les entrailles en feu de la terre, cessa de jouer aux billes, la formation des Alpes fit se soulever le vieux socle granitique. Des failles s’ouvrirent alors et le magma remonta à la surface pour se figer en surface. Il y a souvent confusion dans le grand public entre basaltes et granites. Mais, en fait c’est le même matériel. Tout cela dépend d’où se forme la roche. Si le magma se solidifie à l’intérieur, les cristaux sous l’effet des fortes pressions et de la température élevée se recristallisent donnant surtout des granites, qui peuvent aussi remonter à la surface, comme dans les Alpes par exemple. Mais, si le magma fluide se solidifie en surface, c’est alors plutôt de la lave, du basalte en fait.

Le magma contient une grande quantité de gaz dissous. Au cours du temps, le gaz se sépare du magma à cause de la pression croissante. Le gaz entraine avec lui le magma, c’est l’éruption. Cette mise sous pression fait gonfler le volcan et entraîne de petits séismes. Le magma remonte par la cheminée principale et il se dégaze. Lorsque la lave atteint la surface, c’est le début de l’éruption. En cas d’éruption explosive elle va s’accumuler au niveau du cône formant un bouchon qui quand il explosera, entraînera des panaches volcaniques et des nuées ardentes. En cas d’éruption effusive la lave fluide s’écoule sur les flancs du volcan. Les “sucs” sont des volcans mettant en jeu un magma visqueux, plutôt peu riche en gaz. Comme il y a peu de gaz présent, il n’y a pas explosion et formation de cratère comme dans les volcans traditionnels. La lave coule doucement et se solidifie presque instantanément. Alors, les volcans forment plutôt de douces collines, des dômes. Avec le temps, ces formations se sont érodées et les arbres ont poussé progressivement sur les flancs.

Voici , pour information, un petit schéma montant la position géographique des “sucs“ dans la région.

L’étape du jour est dans le Meygal, cette grande région montagneuse du Massif Central, située en Haute-Loire. Le Meygal, c’est le coeur du Velay. Son point culminant est le suc de Testovoira à 1436 m d’altitude. Pour les randonneurs d’hiver, c’est aussi une station de ski de fond, qui appartient à la commune de Queyrières, où nous ferons étape. Ce massif volcanique auvergnat génère encore et toujours une atmosphère étrange, secrète. Comme nous approchons du Velay, les belles maisons de pierre ici font de plus en plus appel aux pierres volcaniques et remplacent progressivement les granites.

Les dénivelés (+681 mètres/-384 mètres) sont assez prononcés pour une étape de moins de 20 kilomètres. Mais, ce n’est pas une étape difficile, même si ce n’est qu’une montée presque ininterrompue jusqu’à Raffy. Mais, les pentes de 15% sont assez discrètes et il y a souvent des replats bienfaiteurs. Ce n’est qu’aux environs de Raffy, au sommet de la forêt que les pentes sont plus marquées, autant en montée qu’en descente.

Dans l’étape du jour, les chemins ont petit avantage sur les routes:

Goudron: 8.1 km
Chemins: 11.2 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé deux fois sur la Via Gebennensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme “Wikilocs”. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-tence-a-queyrieres-par-le-gr65-gr430-39905133

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant