Etape 14 : De Queyrières au Puy-en-Velay

En descente vers le Puy-en-Velay

 

Aujourd’hui la Via Gebennensis arrive à son terme en quelque sorte. C’est une étape de transition vers la Via Podiensis, qui commence au Puy-en-Velay. La première partie de l’étape reste encore grandement confinée aux “sucs” du Velay, ces élégants petits volcans arrondis, qui ressemblent à de gros champignons dans le paysage, ces dômes où grimpent les sapinières jusqu’au faîte. Dans cette grande descente dans la forêt vers la plaine de St Julien-Chapteuil fleurissent les ruisselets et les moulins dont les roues ont fini définitivement de tourner.

A partir de St Julien-Chapteuil, il y a une grande transition dans le paysage. Ce ne sont plus que de petites collines, où les grands arbres se raréfient. On approche progressivement de la civilisation à St Germain-Laprade. Puis, on la quitte pour une sorte de retour à la nature. Mais dès qu’on rejoint la Loire, on est presque déjà au terme du voyage. C’est alors une belle balade le long de la Loire et de son affluent, la Borne, qui méandre jusqu’à rejoindre le merveilleux rocher d’Aiguilhe, aux portes de la ville.

Les dénivelés (+240 mètres/-738 mètres) parlent pour un parcours majoritairement en descente. Ce n’est pas une étape difficile, sauf pour les pèlerins qui n’aiment pas les descentes raides dans les forêts sur des sentiers étroits. A partir de St-Julien-Chapteuil, il n’y a plus de difficultés jusqu’à St Germain-Laprade. Mais, là, si vous croyez que vous êtes en vacances, détrompez-vous, car il y a encore une bosse devant vous avant d’atteindre la Loire, où alors commence une vraie, mais longue, balade vers Le Puy-en-Velay.

Aujourd’hui, le parcours est nettement à l’avantage des chemins. Nous avons considéré le parcours de Brive-Charensac au Puy, comme un parcours sur les chemins, même s’ il y a parfois quelques passages sur le goudron:

Goudron: 9.2 km
Chemins: 15.5 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé deux fois sur la Via Gebennensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-queyrieres-au-puy-en-velay-par-le-gr65-gr430-et-le-raccourci-de-compostelle-40536730

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant