Etape 10: De Clonas-sur-Varèze à St Julien-Molin-Molette

Le chemin quitte le Rhône pour les contreforts de la montagne du Pilat

 

Aujourd’hui, nous allons voyager jusqu’au bout de cette grande plaine de la Bièvre-Valloire, que nous suivons depuis de si nombreux jours, pour rejoindre le Rhône à Chavanay. A partir de là, le paysage change drastiquement. Nous quittons le département de l’Isère pour celui de la Loire. Nous quittons la plaine pour les collines, voire les petites montagnes et les puys, qui nous conduisent vers Le-Puy-en-Velay. Dans 4 à 5 jours, nous aurons rejoint le Puy, ce que de nombreux pèlerins, la majorité en fait des européens et des français en particulier, considèrent comme le vrai départ du Chemin de Compostelle! Quelle simplification! N’est-ce pas valider cette assertion si “franchouillarde” que la France est le milieu de l’univers? D’ailleurs, à ce propos, en moyenne 150 pèlerins par jour partent du Puy et parfois 2’000 arrivent à Santiago en Espagne. Alors?

Les dénivelés du jour (+710 mètres/-310 mètres) ne paraissent pas si imposants que cela, pour une étape de près de 25 kilomètres. Mais vous ne vous y fiez pas, les 10 premiers kilomètres sont à plat. C’est donc 710 mètres de dénivelé positif pour 15 kilomètres en fait, et le chemin monte presque tout le temps, avant de redescendre sur St Julien-Molin-Molette. Deux passages sont plus pentus que les autres et alors les pentes dépassent les 15%. Ce sont la montée de La Ribaudy, peu après Chavanay et surtout le col de Sainte Blandine vers la fin de l’étape.

Dans l’étape du jour, vous marcherez un peu plus sur le goudron que sur les chemins:

Goudron: 13.7 km
Chemins: 11.1 km

Parfois, pour des raisons de logistique ou de possibilités de logement, ces étapes mélangent des parcours opérés des jours différents, ayant passé deux fois sur la Via Gebennensis. Dès lors, les ciels, la pluie, ou les saisons peuvent varier. Mais, généralement ce n’est pas le cas, et en fait cela ne change rien à la description du parcours.

Pour vous aider à reconnaître les arbres, reportez-vous au petit résumé de botanique en introduction générale du chemin (dans le menu sous Articles récents).

Il est très délicat de préciser avec sécurité l’inclinaison des pentes, quelle que soit le système que vous utilisez. Les montres GPS, qu’elles mesurent la pression barométrique ou l’altimétrie, ne sont guère plus convaincantes que les estimations basées à partir des profils cartographiés. Il existe sur Internet très peu de sites qui permettent d’estimer des pentes à partir de cartes (3 au plus). Comme ces logiciels reposent sur une approximation et une moyenne autour du point recherché, il peut y avoir de grandes variations d’un logiciel à l’autre, en fonction de l’état des lieux ou de la variation entre deux points (par exemple un trou suivi d’une bosse très proche). En voulez-vous un exemple? Sur le GR36 qui longe la côte bretonne, l’altitude n’est que rarement supérieure à 50 mètres au-dessus de la mer. Mais, le chemin ne fait que monter et descendre. Pour un parcours d’une vingtaine de kilomètres, un logiciel vous donnera 800 mètres de dénivelé positif, un autre 300 mètres. Qui dit vrai? Pour avoir fait plusieurs fois le parcours, les jambes disent que le dénivelé est plus proche de 800 mètres! Alors comment procéder? On peut s’appuyer sur les logiciels, mais, il faut être prudent, faire des moyennes, ne pas tenir compte des pentes données, mais seulement des altitudes. A partir de là, ce n’est que de la mathématique élémentaire pour déduire les inclinaisons, en tenant compte de l’altitude et de la distance parcourue entre deux points dont on sait l’altitude. C’est cette manière de faire qui a été utilisée dans ce site. D’ailleurs, rétrospectivement, quand on fait en vrai le parcours estimé sur cartographie, on constate que cette manière de faire est assez proche de la vérité du terrain. Quand on marche souvent, on a assez rapidement le degré de pente dans l’œil.

Les parcours ont été dessinés sur la plateforme Wikilocs. Aujourd’hui, il n’est même plus nécessaire de se balader avec des plans détaillés dans la poche ou dans le sac. Si vous êtes équipé d’un téléphone mobile ou d’une tablette, vous pouvez aisément suivre les trajets en direct. Pour ce parcours, voici le lien:

https://fr.wikiloc.com/itineraires-randonnee/de-clonas-sur-vareze-a-st-julien-molin-molette-par-le-gr65-39826509

Nous avons divisé le parcours en plusieurs tronçons, pour en faciliter la visibilité. Pour chaque tronçon, les cartes donnent le parcours, les pentes trouvées sur le parcours, et l’état des chemins. Vous trouverez plus de détails sur les logements en fin de parcours.

Cliquez ici pour commencer l’étape sur le premier tronçon. Avant

Si le parcours ne vous intéresse pas, mais que vous voulez trouver le détail des logements présents sur le parcours, Vous pouvez le faire ici.

Cliquez ici pour le détail des logements. Avant